A propos de l’événement :
Cet événement sera en ligne et en français.
Cet événement fait partie de la série "Femmes et..."
À l’occasion du cinquantenaire du Tribunal international des crimes contre les femmes (Bruxelles, 1976), l’Alliance Française de Washington DC, en collaboration avec le pôle Washington de l’Institut des Amériques, vous invite à une soirée inédite autour de la mémoire et de l’héritage d’un événement féministe mondial.
Milène Le Goff, historienne et autrice de Nous aussi. Le Tribunal international des crimes contre les femmes, une initiative féministe mondiale 40 ans avant #MeToo (Éditions Hors d’atteinte, 2026), reviendra sur cette rencontre internationale où deux mille femmes des cinq continents ont témoigné publiquement des violences qu’elles subissaient. Son ouvrage redonne voix à vingt d’entre elles, éclairant la diversité et la force des luttes féministes des années 1970.
À ses côtés, Michèle Hindi-Alexander, traductrice et participante au Tribunal de 1976, partagera son expérience de témoin direct. Par sa mémoire et son regard, elle fera revivre de l’intérieur la puissance de cette mobilisation historique.
La rencontre sera animée par Sarah Diligenti, directrice de l’Alliance Française de Washington DC.
L'évènement est organisé en collaboration avec le pôle Washington de l'Institut des Amériques.
📍 Sur Zoom
🕗Samedi, 7 février
14:00H - 2:00pm
Biographie de Milène Le Goff :
"Milène Le Goff est doctorante en histoire en cotutelle entre l’Université de Lille et l’Université libre de Bruxelles. Diplômée de l’EHESS (2018), elle a d’abord mis ses compétences au service de la société civile en travaillant dans des organisations féministes (CIDFF, Université des Femmes) et auprès de personnes en situation de précarité (Forum Réfugiés, Adoma, service du 115). En 2023, elle a été la curatrice de la première exposition européenne consacrée au 'Tribunal international des crimes contre les femmes' et a organisé un colloque international de trois jours qui a réuni près de 150 participant·es. Passionnée par la transmission de la mémoire des femmes et des mouvements féministes et lesbiens des années 1970, elle reprend ses études en 2024. Lauréate de l’Institut des Amériques, elle bénéficie d’un contrat doctoral qui lui permet de mener ses recherches aux États-Unis, où elle est accueillie comme chercheuse invitée à Georgetown University (Washington, D.C.). Elle est également l’éditrice de la traduction française des actes du Tribunal de 1976 et poursuit ses recherches pour retrouver et préserver la mémoire de ses participantes. Son travail s’inscrit dans une démarche de mise en lumière et de transmission des luttes féministes à l’échelle transnationale"
Biographie de Michele Hindi-Alexander:
"Michèle Hindi-Alexander est une épidémiologiste aujourd’hui retraitée. Née à Alexandrie (Égypte) dans une famille copto-française, elle a poursuivi sa formation doctorale entre l’Université de Louvain-la-Neuve et la State University of New York at Buffalo. Installée à Bruxelles dans les années 1970, elle rejoint le collectif Women Overseas for Equality, puis participe activement à l’organisation du Tribunal international des crimes contre les femmes (1976), dont elle fut l’une des traductrices et coordinatrices linguistiques. Ce moment fondateur a profondément marqué son engagement en faveur des droits humains, des femmes et des populations vulnérables, un engagement qu’elle a poursuivi tout au long de sa carrière et de sa vie personnelle. Elle s'installe par la suite avec sa famille aux États-Unis, où elle continue à travers dans la recherche respiratoire pendant près de 30 ans au sein de la NIH."
A propos du livre:
Présentation de l'ouvrage "Nous aussi. Le Tribunal international des crimes contre les femmes, une initiative féministe mondiale 40 ans avant #MeToo" :
"En mars 1976, deux mille femmes venues des cinq continents se retrouvent à Bruxelles pour participer au Tribunal international des crimes contre les femmes. Pendant plusieurs jours, elles prennent la parole publiquement pour témoigner des violences qu’elles subissent : sexuelles, domestiques, politiques, économiques ou médicales. L’évènement, fondateur mais largement tombé dans l’oubli, a révélé que ces violences, trop souvent perçues comme des faits isolés, s’inscrivaient en réalité dans un système global d’oppression.
À l’occasion de son cinquantième anniversaire en 2026, ce livre entend redonner voix à vingt de ces participantes à travers une série de portraits. Chaque récit, replacé dans son contexte historique et politique, éclaire le continuum des violences faites aux femmes et la diversité des luttes féministes portées dans les années 1970. Ces portraits rappellent aussi combien la mise en commun d’expériences individuelles a permis de transformer le personnel en politique, et d’ouvrir un espace inédit de solidarité internationale.
En écho au mouvement #MeToo, l’ouvrage souligne que, dès 1976, des femmes avaient déjà choisi de parler ensemble, de nommer les violences et d’affirmer la nécessité d’une réponse collective. Accessible au grand public, il propose une porte d’entrée pour comprendre à la fois l’histoire et les enjeux du Tribunal, mais aussi, plus largement, les luttes féministes de cette décennie."